20 février au 10 mars 2020

Althéa, Carole Assié, Julie Espiau

Permanence des artistes :
Althéa: 22, 29 février, 7 mars
Carole Assié : 3, 10 mars
Julie Espiau : 21, 25, 26 février

Althéa

Athéa a d’abord commencé par peindre du figuratif (huile, aquarelle) puis l’abstraction est venu à elle comme une évidence. Sa démarche artistique est avant tout l’amour de l’expression la plus libre possible, la plus pure. Pour elle, l’abstraction permet d’oublier tout ce que l’on connaît, de nous amener à ce qui n’est pas visible. Cette expression artistique lui permet d’écrire sur la toile une émotion colorée, de transmettre sa vision du moment avec un cheminement de couleurs et de formes qui créent un tout. Chacun de ses tableaux est construit avec le même processus mais, parfois, il lui arrive de « casser » cette approche. Cela lui permet d’étudier d’autres façons de créer, d’aborder la toile de manière différente afin de chercher d’autres formes, d’autres compositions.

Il n’y a pas réellement de message mais plutôt des sensations, des émotions. « Un tableau abstrait est un espace de liberté dans lequel chacun peut se promener en laissant parler son moi intérieur » dit-elle.

Carole Assié

Carole Assié est une artiste peintre femme. Elle le revendique. Sa  peinture  est sensuelle, féminine.  La femme est présentée sous son meilleur jour, baignant dans une douce lumière mais aussi de fortes matières pour écraser les corps fragiles. « Ainsi chaque femme peut s’identifier dans cette peinture alliant matières brutes et peinture léchée » dit-elle. « L’image d’une femme plurielle, fragile cachant un instinct de séduction, de désir, cette maladie incurable dont on souffre tous ». Le tout dans une ambiance intime. C’est un sujet finalement classique, le nu féminin, mais qui à notre époque  reste encore tabou, alors elle se questionne sur la représentation de la femme dans l’art.

Et de citer Victor Hugo, « lorsque je vous parle de moi, je vous parle de vous ».

Julie Espiau

Née le 13 juin 1968, elle passe son enfance dans le Lot et Garonne puis fait des études sur Bordeaux. A 18 ans, elle exposera son premier tableau et s’oriente tout naturellement vers les Arts plastiques (Lettre et arts et Beaux-Arts de Bordeaux). La vie professionnelle l’amène ailleurs. Sa vie bascule en 2006. Un accident de travail.  La peinture est revenue, une manière de mettre en couleur ces moments difficiles. Après plusieurs rencontres, Ludivine Pradines, Casimir Ferrer, elle quitte les pinceaux pour la terre. Avec le Sculpteur Frédéric Pélissier, elle étudie le corps humain, et avec Danielle Bertholdt le portrait. Un stage avec Tarik Essailhi lui apprend la musculature, le squelette et son implication sur les attitudes, et l’émotion.Elle rencontre la sculptrice Myr qui lui ouvre les portes du monde de la patine et de l’émail, les couleurs peuvent enfin reprendre leur chemin. Une rencontre avec Sandrine Suères lui a ouvert le monde du raku. Enfin pendant un an, elle a suivi précieux conseils de Sébastien Langloÿs.

Maintenant installée au bord de l’océan, ce sont les sirènes et les naïades qui l’inspirent.