Jean Mangin

 – Racontez-nous un événement marquant de votre vie d’artiste. 

Etant adepte de la planche à voile et des îles tropicales, en 1997, tirant un bord de 2 km en eau calme entre deux petites îles du sud des Bahamas, avec un ami, j’ai eu la surprise de voir un aileron noir (requin de 3m) me suivre paisiblement sur 100 à 150m, tourner une fois autour de ma planche à voile et repartir indifférent.

Cela a été le déclencheur d’une envie irrésistible d’approcher, de découvrir et de photographier ce monde sous-marin peu connu et fascinant.

Ainsi, la photographie sous-marine est devenue ma passion durant 20 ans.

il m’a fallu quand même 5 ans pour arriver à maîtriser les bons réglages sous l’eau.

– Que cherchez-vous à retranscrire à travers vos œuvres 

“Par le biais de mes photos, imprimées sur toile canvas avec l’exigence d’un relief et de couleurs provenant d’une encre à pigments naturels respectant mes couleurs d’origine, je souhaite contribuer à faire découvrir les beautés insoupçonnées, peu accessibles cachées sous l’eau.

Cela dans une optique naturaliste mettant en avant les émotions esthétiques.”

 

 

– Comment définiriez-vous votre travail en 3 mots 

“Mon univers de travail étant sous l’eau : observation, patience, sérénité (être à l’aise “comme un poisson dans l’eau”).

– Quelle symbolique représente le mieux votre travail 

“Les compositions et les harmonies naturelles de couleurs dans les “Jardins de corail”, mélanges très variés et variables des couleurs et de leurs intensités.

Cette richesse corallienne se trouve dans la Wallacéa, triangle d’or de la biodiversité sous-marine, entre Bornéo et la Papouasie indonésienne.”

– Quelles sont vos sources d’inspirations 

“Le Commandant Cousteau. Oui, par sa capacité de découvreur, c’est lui qui m’a donné cette impulsion vers l’exploration de la vie sous-marine, après avoir lu ses ouvrages et vu ses films.”